La politique en gestion de projets: un atout essentiel.

Image

Lorsque je suis arrivée sur le marché du travail, je pensais d’abord et avant tout à faire valoir mes compétences dans mon domaine; bien rédiger, être créative, maîtriser les outils de gestion, coordonner des pigistes, connaître les nouvelles tendances en communication, etc. J’avais cependant négligé toute une dimension de la pratique professionnelle: les habiletés politiques. Inconsciemment, j’appliquais déjà certaines notions mais je n’avais pas encore réalisé sa portée dans la réalisation de mes mandats. Ayant un fort sens politique, mon directeur actuel m’a sensibilisé davantage à l’importance de connaître ses réseaux d’influence afin de bien faire passer ses idées et ses projets.

Peu importe l’organisation pour laquelle nous travaillons, sa taille ou son champ d’activité, nous devons forcément entrer en relation avec des gens et par conséquent nous sommes confrontés à des situations d’influence. Souvent perçue négativement, l’aisance politique est avant tout basée sur des habiletés relationnelles. Avoir un sens politique développé est un atout important et particulièrement dans la gestion de projets impliquant plusieurs intervenants. Un bon gestionnaire de projets devrait être en mesure d’identifier les diverses sources de pouvoir à sa disposition afin de trouver les appuis nécessaires pour faire avancer ses projets.

Un projet peut rarement être mené sans la collaboration et l’intervention d’autrui; dirigeants, collègues, partenaires, fournisseurs, commanditaires, etc. Que ce soit pour l’implication d’un autre service à une étape du projet, pour l’appui financier d’un partenaire ou pour la cueillette d’informations par un collègue, la réussite d’un projet nécessite l’aide des autres. Étant le pont entre tous ces acteurs, le chargé de projet doit comprendre les intérêts de chacun, ses influences et ses actions possibles afin de les mobiliser dans la réalisation du projet. Il aura tantôt à communiquer, à persuader, à négocier, à identifier ses alliés. Il doit donc savoir quels comportements adopter dans diverses situations. Pour se faire, il peut entre autres analyser les enjeux, comprendre les profils psychologiques des individus, évaluer sa position stratégique ou encore comprendre la hiérarchie décisionnelle.

Ces savoir-faire politiques ne sont pas donnés à tous me direz-vous? Effectivement, mais il y a plusieurs moyens de développer cette aisance politique.  Vous pouvez commencer par vous intéresser aux conversations informelles, cibler les gens qui ont une influence positive et entretenir un lien privilégié avec eux. Vous pouvez aussi rechercher l’aide d’un collègue plus expérimenté pour bien connaître les rouages de l’organisation, sa culture, ses valeurs. Ces premières étapes peuvent être importantes.

Enfin, plusieurs cours, conférences ou formations en gestion sont offerts par différents centres de formation continue ou au HEC afin de développer ces habiletés. Vous pouvez également lire divers ouvrages sur la politique ou la gestion des organisations. Je vous suggère entre autres Sun Tzu Leçons de stratégie appliquée. Un livre fort intéressant qui propose une lecture de L’Art de la guerre adaptée au domaine de l’entreprise.

Un commentaire sur “La politique en gestion de projets: un atout essentiel.

Ajouter un commentaire

  1. Bon article Jennifer! Tout comme ton directeur, j’ai aussi eu l’opportunité d’étudier et d’évoluer dans le domaine de la politique. Je me retrouve dans certains des aspects que tu mentionnes dans cet article. Il est vrai que la question d’avoir un « réseau de contacts » me semble essentiel. On m’a mentionné, maintes et maintes fois au début de mon baccalauréat, que la clé pour évoluer dans ce domaine (ainsi que tous les autres selon moi) repose certainement sur les contacts que l’on développe et surtout que l’on entretient au cours des années.

    Développer de nouveaux contacts et les entretenir est certes un défi de taille et nécessite, selon moi, du temps et de l’énergie. Pour ma part, ayant évolué au cours des dernières années en Estrie, je constate, une fois de retour dans la région métropolitaine, que les contacts se font désormais plus rares.

    Somme toute, ces relations privilégiées que nous entretenons avec des membres de notre domaine professionnel sont très enrichissantes, mais il faut parfois savoir repartir à zéro lorsque nous changeons de milieu ou d’environnement de travail. Un travail à refaire constamment, mais qui certes, comme tu le mentionnes, peut nous apporter beaucoup.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :